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Le procès : comment prouver que les poids lourds électriques fonctionnent sur vos itinéraires

Le procès : comment prouver que les poids lourds électriques fonctionnent sur vos itinéraires

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Aperçu rapide

  • Pourquoi les essais sont-ils importants : comment répondre à la grande question que se posent en premier lieu les transporteurs – « Les poids lourds électriques sont-ils adaptés à nos itinéraires ? »
  • Essai clinique ou analyse : pourquoi un essai clinique d'une semaine bien conçu peut apporter des réponses plus claires que des mois de modélisation (et à quoi sert un essai clinique).
  • Comment concevoir correctement un essai : partez des conditions réelles d'exploitation (rotations, temps d'arrêt, retards), et non des itinéraires « optimaux ».
  • Éléments à tester : l'implication et l'adhésion des chauffeurs, la diversité des chargements et des itinéraires, ainsi que les scénarios « difficiles » qui mettent en évidence les contraintes.
  • Éléments à mesurer : un petit ensemble d'indicateurs clés de performance (KPI) utiles à la prise de décision (par exemple, l'efficacité, les schémas d'autonomie et les retours d'expérience structurés des conducteurs).
  • Comment garantir la pérennité : le rôle d'un accompagnement « hypercare » pendant l'essai, et comment les essais peuvent créer une dynamique au sein de l'entreprise et auprès des clients.

 

Que faut-il mesurer, qui faut-il impliquer et comment éviter une « belle campagne » qui ne prouve rien ?

J'entends sans cesse la même question lorsque les transporteurs commencent à s'intéresser sérieusement aux poids lourds électriques :

« Est-ce que cela fonctionnera sur nos itinéraires ? »

L'électrification n'est pas une décision anodine. Il faut prendre en compte la disponibilité des véhicules, l'expérience des conducteurs, les contraintes liées aux dépôts, la charge utile et les attentes des clients – tout ce qui rend la logistique sur le terrain si complexe. C'est pourquoi, à mon avis, le moyen le plus rapide de donner du sens à ces données est de les valider dans le cadre d'un essai en conditions réelles.

En fait, j'irais même plus loin : une semaine d'essai bien menée peut s'avérer plus utile que six mois d'analyse pour comprendre comment un poids lourd électrique se comporte dans le cadre de vos activités.

Mais seulement si l'essai est mené correctement. Malheureusement, de nombreuses flottes ne tirent pas pleinement parti de leurs essais. Un camion arrive, un chargeur est installé, puis les chauffeurs l'utilisent sur leurs itinéraires. Tout le monde a son avis, mais personne n'a de preuve tangible, et à la fin de l'essai, rien ne change. Il est arrivé que des opérateurs lancent un essai avec un seul véhicule et finissent par devoir le changer en cours de route, simplement parce que les hypothèses initiales ne correspondaient pas à la réalité des itinéraires. Lorsque cela se produit, vous ne perdez pas seulement du temps, vous perdez aussi en clarté, et c'est presque toujours parce que l'essai n'a pas été conçu correctement dès le départ.

 

Tout d'abord : qu'est-ce qu'un procès (et ce qu'il n'est pas) ?

Un essai ne sert pas à « découvrir » si l'électrique peut fonctionner. Au moment où l'on en arrive à un essai, l'analyse de rentabilité devrait déjà être établie. L'analyse des données devrait déjà vous indiquer quels itinéraires sont susceptibles d'être viables, quels sont les besoins en matière de recharge et quelles sont les contraintes opérationnelles.

L'essai est l'étape décisive, celle qui permet de vérifier que votre fonctionnement réel correspond bien à ce que vous avez modélisé. Cette distinction est importante, car elle fait passer la question de « Devrions-nous essayer un camion électrique ? » à : « Comment concevoir un essai court et ciblé qui permettra de déterminer si ce camion est performant sur nos itinéraires réels, avec nos chauffeurs, nos horaires de travail et nos charges utiles ? »

Pour parler franchement : si vous vous contentez de faire un essai et de parcourir chaque jour un trajet facile de 80 km, vous n'apprendrez pratiquement rien. Certes, le camion roulera. Certes, les conducteurs apprécieront de le conduire. Mais vous ne répondrez pas à la question qui compte vraiment : tiendra-t-il le coup lorsque votre entreprise fonctionnera comme d'habitude ?

Voici comment je vous conseille de commencer votre période d'essai :

 

1) Commencez par votre opération réelle et testez les éléments délicats.

Avant même d'évaluer le véhicule, j'aimerais comprendre comment fonctionne votre flotte. Pas la version « idéale », mais la réalité.

  • Avez-vous des gardes de nuit ?
  • Travaillez-vous en double équipe ?
  • Le véhicule revient-il au dépôt entre deux services pour que vous puissiez faire le plein ?
  • Quels sont les créneaux horaires, les temps d'attente et les délais habituels qui rythment votre journée ?

C'est pourquoi un essai est essentiel : il permet de valider la solution dans des conditions réelles d'exploitation, et pas seulement dans des scénarios où le camion est mis en valeur.

 

2) Faites monter plusieurs conducteurs dans le véhicule (car leur adhésion fait partie de la preuve).

Je suis fermement convaincu qu'un procès ne doit pas se résumer à l'expérience d'une seule personne.

L'une des stratégies les plus efficaces que j'utilise consiste à faire tourner les chauffeurs. Je l'ai déjà dit : pouvez-vous faire en sorte que sept chauffeurs différents prennent le volant du camion au cours de la semaine ?

Cela permet d'accomplir plusieurs choses à la fois :

  • Vous évitez ainsi le problème du genre « ça a marché pour ce pilote, mais… ».
  • Vous voyez comment le style de conduite influe sur le rendement et l'autonomie.
  • Vous bénéficiez de retours honnêtes provenant de personnes ayant des niveaux de confiance et d'expérience variés.
  • Vous suscitez une adhésion plus large parmi l'ensemble des conducteurs.

Et j'ajouterais une chose : demandez l'avis des conducteurs avant l'essai et recueillez-le à nouveau après. L'opinion des conducteurs évolue rapidement une fois qu'ils ont conduit le véhicule, et le fait de partager ces retours en interne peut convaincre le reste des conducteurs.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les avantages liés à la conduite de poids lourds électriques, nous vous invitons à lire le dernier article de blog de VEV : VEV – L'avantage du siège conducteur : comment les flottes électriques réduisent la fatigue et le stress

 

3) Varier les conditions de travail : charges utiles, cycle de service et combinaison d'itinéraires réels.

Si votre exploitation n'est pas homogène, votre essai ne devrait pas l'être non plus.

Je pose toujours la question suivante : quels types de charges utiles utilisez-vous ? Peut-on en tester plusieurs ? Peut-on embarquer plusieurs types de charges utiles sur le véhicule pendant l'essai afin de voir comment il se comporte en situation réelle ?

Restez simple, mais soyez déterminé :

  • Choisissez 2 ou 3 profils de charge représentatifs (légère / standard / lourde).
  • Répartissez-les sur plusieurs jours.
  • Veillez à ce qu'au moins quelques jours comprennent les itinéraires « difficiles ».

Votre objectif n'est pas de mettre au point l'expérience parfaite. Vous cherchez à réduire rapidement l'incertitude.

 

4) Mesurer un petit ensemble d'indicateurs auxquels les décideurs accordent leur confiance.

Les essais échouent souvent parce que les résultats sont flous. « Ça s'est bien passé » n'est pas une décision.

Je préfère quelques indicateurs clés de performance (KPI) concrets que tout le monde comprend :

  • Rendement : suivez le nombre de kilomètres parcourus par kWh et observez son évolution du début à la fin de l'essai.
  • Commentaires des conducteurs : enregistrez ce que les conducteurs pensaient avant et après (et le soutien dont ils avaient besoin).

 

5) Profitez de cette période d'essai pour créer une dynamique, tant en interne qu'auprès des clients.

Un procès peut aussi avoir un autre effet : susciter la conviction.

J'ai vu des cas où une livraison se transforme en véritable événement : les clients sortent pour voir le véhicule, discuter avec le chauffeur et poser des questions. Parfois, ils vont même jusqu'à publier qu'ils ont reçu une livraison « zéro émission nette ». Ce n'est pas seulement une question de marketing. C'est à la fois une preuve de fiabilité opérationnelle, un engagement client et un élan interne.

Ce qui a fait la différence : les « soins intensifs » prodigués pendant l'essai.

Même un essai bien conçu peut dérailler si le soutien est insuffisant.

À mon avis, les meilleures périodes d'essai intègrent une approche « hypercare » – le même type d'accompagnement que l'on souhaiterait après l'achat :

  • Des rapports quotidiens pour une visibilité sur les performances.
  • Une assistance en temps réel sur le terrain pour que les problèmes ne viennent pas entraver l'apprentissage.
  • Une formation des conducteurs pendant la phase d'essai, et non après.

C'est souvent à ce stade que de nombreux essais perdent de leur élan. On peut avoir tendance à penser que le simple fait de mettre un camion en service débouchera naturellement sur une commande, mais sans un accompagnement structuré et sans un essai conçu en fonction des conditions réelles d'exploitation, on se retrouve souvent avec des impressions subjectives plutôt qu'avec des preuves tangibles.

 

Pourquoi c'est important aujourd'hui : les conducteurs font partie de l'équation

Quand on parle d'électrification, on évoque souvent d'emblée les coûts, l'énergie et les infrastructures. Mais le facteur déterminant, ce sont les conducteurs. Les témoignages des conducteurs ont un réel impact, et le secteur n'en parle pas toujours assez.

Il y a également un aspect pratique : face à la pénurie de chauffeurs, les camions électriques peuvent véritablement contribuer au recrutement et à la fidélisation du personnel, car ils sont plus silencieux, plus souples et moins fatigants à conduire au quotidien. Cela se traduit par une réduction du nombre de départs, une main-d'œuvre plus stable, une baisse des coûts de recrutement et de formation/intégration, ainsi qu'une moindre perturbation des opérations. Un essai bien mené vous apporte également des preuves à cet égard. L'adoption des poids lourds électriques ne repose pas sur l'optimisme. Elle repose sur des preuves. Si vous prévoyez de mener un essai de poids lourds électriques et que vous souhaitez qu'il soit structuré de manière à permettre de prendre rapidement une décision claire quant à la poursuite ou l'abandon du projet, c'est exactement l'approche que je recommanderais.

 

Conclusion

L'adoption des poids lourds électriques ne repose pas sur l'optimisme, mais sur des preuves concrètes. Un essai bien conçu vous permet de prendre une décision claire quant à la poursuite ou l'abandon du projet, renforce la confiance des conducteurs et transforme vos données en informations fiables pour l'ensemble de l'entreprise. Si vous prévoyez de mener un essai et souhaitez vous assurer qu'il soit structuré de manière à fournir rapidement des réponses, contactez VEV: nous vous aiderons à le concevoir en fonction de vos itinéraires, de vos horaires de travail et de vos contraintes réels.

 

11 février 2026

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  • « Avec VEV, nous avons trouvé un partenaire qui comprend véritablement à la fois la gestion de flottes et les marchés de l'énergie. »

    Tony Cockcroft

    Directeur de la gestion des actifs chez Stagecoach

  • « Notre implantation au Royaume-Uni avec notre première station de recharge à Immingham marque une étape importante pour Milence. VEV a joué un rôle central dans tous les aspects du projet, de la recherche d'un emplacement idéal à la planification, la conception et la construction, en passant par la gestion de la mise en service de notre station de recharge haut de gamme pour poids lourds. »

    Lars Minekus

    Responsable régional pour le Benelux et le Royaume-Uni

  • « VEV et RVS nous ont accompagnés, ainsi que nos chauffeurs, tout au long de la phase pilote, en répondant à nos questions et en résolvant rapidement les problèmes opérationnels et techniques. Ce projet s'est déroulé sans heurts et a été très bien mené. »

    George Roach

    Directeur de la performance et de la conformité, Serco

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