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UKREiiF 2026 : l'énergie, le territoire et la transition vers le zéro net concret font désormais partie intégrante du débat sur l'investissement

UKREiiF 2026 : l'énergie, le territoire et la transition vers le zéro net concret font désormais partie intégrante du débat sur l'investissement

Écrit par

Warren Engall, responsable marketing senior - Marketing et offres

Warren Engall

Responsable marketing senior

Temps de lecture

8 min de lecture

Résumé rapide

  • Le rapport UKREiiF 2026 a montré que le débat sur la croissance au Royaume-Uni porte de plus en plus sur l'énergie.
  • La disponibilité de l'électricité est désormais un critère déterminant dans le choix d'un site, et non plus un simple détail technique à régler ultérieurement.
  • Les entreprises des secteurs de la logistique, de l'industrie manufacturière et de l'industrie auront besoin de sites capables de répondre à une demande énergétique accrue liée à l'électrification, à l'automatisation, à l'intelligence artificielle et à la décarbonisation.
  • Les collectivités locales et les structures intercommunales jouent un rôle essentiel pour rendre les territoires attractifs aux investisseurs en coordonnant l'aménagement foncier, les capacités des réseaux, les transports, l'urbanisme et la mise en œuvre des projets.
  • La question n'est plus « y a-t-il des terrains disponibles ? », mais « cet endroit est-il prêt ? »
  • Pour VEV, la neutralité carbone concrète consiste à faire en sorte que les infrastructures, l'énergie, les transports, la finance et les opérations fonctionnent en synergie dès le départ.

 

 

L'UKREiiF a toujours été un lieu de rencontre entre les ambitions du secteur public et les capitaux du secteur privé. Mais l'édition 2026 à Leeds a mis en évidence une réalité encore plus marquée.

Au Royaume-Uni, le débat sur la croissance se transforme en débat sur l'énergie.

Qu'il s'agisse de la revitalisation urbaine, de la logistique, de l'industrie manufacturière, des centres de données, des terrains industriels, du logement ou des transports, une question revenait sans cesse sous différentes formes :

Est-ce que cet endroit peut vraiment être alimenté en électricité ?

Pour les promoteurs, les investisseurs et les occupants, cette question n'est plus un simple détail technique à régler plus tard. Elle fait désormais partie intégrante du processus de sélection des sites, influence l'évaluation des risques et constitue une nouvelle source d'avantage concurrentiel.

Pour les collectivités locales et les structures intercommunales, cela modifie la donne en matière d'investissement. Les territoires capables de démontrer un lien clair entre l'aménagement du territoire, la capacité du réseau électrique, les énergies propres, les transports et l'accompagnement en matière d'urbanisme seront mieux placés pour attirer les capitaux privés.

Cela est important car bon nombre des secteurs moteurs de la croissance consomment de plus en plus d'énergie. Les utilisateurs sont tous en pleine mutation sous l'effet de l'automatisation, de l'électrification, de l'intelligence artificielle et de la décarbonisation des transports. Les sites qu'ils occupent devront répondre à des besoins énergétiques bien plus complexes que ceux pour lesquels beaucoup d'entre eux avaient été initialement conçus.

 

Des terrains à aménager à des sites prêts à accueillir des installations énergétiques

L'un des thèmes les plus marquants du salon UKREiiF a été la manière dont les organismes publics commencent à présenter les infrastructures énergétiques comme faisant partie intégrante de leur offre d'investissement axée sur le territoire.

Le lancement par le Conseil du comté de Northumberland du « Northumberland Strategic Investment Site » en est un bon exemple. Ce site de 77 hectares est destiné à accueillir des activités dans les domaines de la fabrication de pointe, des énergies propres, des énergies renouvelables offshore, de l’électrification et des industries à forte consommation d’énergie. Son argumentaire met en avant les infrastructures de réseau existantes et prévues, les sources d’énergie propres, les infrastructures portuaires à proximité et une connectivité numérique à haut débit.

C'est un signe de la direction que prend le marché.

Les critères traditionnels en matière d'investissements étrangers, tels que la disponibilité des terrains, les liaisons de transport, la main-d'œuvre, l'accompagnement en matière d'urbanisme et les mesures d'incitation, restent tous importants. Mais ils ne suffisent plus à eux seuls.

Pour de nombreux occupants, les questions suivantes sont d'ordre plus pratique :

  • Quelle est la puissance disponible ?
  • Quand peut-on le brancher ?
  • À quel point est-il résistant ?
  • Combien cela coûtera-t-il à l'usage ?

Il ne s'agit pas uniquement d'un problème lié aux centres de données, même si c'est dans ce secteur que le défi est le plus visible. La même tendance s'étend désormais à l'immobilier industriel et logistique. Les transports électriques, l'automatisation des processus, la réfrigération, le stockage par batterie et la production d'énergie sur site contribuent tous à accroître l'intensité énergétique des sites.

Un site bien situé peut néanmoins s'avérer être un mauvais choix sur le plan opérationnel s'il n'est pas en mesure de répondre à la demande future. À l'inverse, un site doté d'un plan crédible pour l'approvisionnement et la gestion de l'énergie peut devenir plus attractif, plus résilient et plus précieux.

 

Les locataires modifient déjà leurs critères

Le marché de l'immobilier logistique reflète déjà cette évolution.

Une étude menée conjointement par Tritax Big Box et Savills, intitulée « Future Space », a révélé que la disponibilité en électricité est devenue un facteur limitant bien plus important pour les occupants. Dans le rapport Tritax 2025, 36 % des occupants ont cité la disponibilité en électricité comme un obstacle à l'obtention de futurs espaces. Ce chiffre est à comparer aux 11 % enregistrés en 2023 et aux 7 % de 2022. Le rapport attribue cette évolution aux véhicules électriques, à l'automatisation, à l'intelligence artificielle et à la transition vers des modes de transport plus écologiques.

La mise à jour 2026 de Savills confirme cette tendance. Elle souligne que la disponibilité de l'énergie est devenue un enjeu crucial à mesure que les entreprises adoptent l'intelligence artificielle, les flottes de véhicules électriques et l'automatisation.

C'est important, car les décisions en matière d'implantation sont des décisions à long terme.

Un opérateur logistique qui choisit un site aujourd'hui réfléchit aux attentes des clients pour la décennie à venir, au reporting carbone et à la résilience opérationnelle. Un fabricant, quant à lui, se préoccupe de l'électrification à venir et de sa capacité à se développer sans être freiné par des contraintes énergétiques.

Pour les promoteurs et les propriétaires, cela modifie la définition d'un site attractif. Il ne s'agit plus seulement de l'accès aux autoroutes, du bassin de main-d'œuvre et du potentiel urbanistique : il faut également déterminer si le site dispose d'une solution réaliste pour répondre à la demande future en électricité.

 

Le raccordement au réseau est désormais un enjeu de croissance

Le projet UKREiiF reflétait également un défi national plus large. Le réseau électrique et le système de raccordement du Royaume-Uni sont mis à rude épreuve.

Le gouvernement a reconnu que les projets d'importance stratégique, notamment les centres de données dédiés à l'intelligence artificielle, les sites industriels, les stations de recharge pour véhicules électriques et les sites industriels électrifiés, devaient bénéficier d'une priorité dans le cadre du système de raccordement au réseau. Il a également admis que les longs délais d'attente entravaient la mise en œuvre de projets viables. Cette question dépasse largement le cadre du secteur de l'énergie.

Si un parc logistique, un site de production, un entrepôt, un projet d'aménagement portuaire ou une zone de réaménagement ne parvient pas à s'assurer l'approvisionnement en électricité dont il a besoin, l'investissement peut être prêt, le terrain disponible et le locataire prêt à s'installer, mais sans électricité, les travaux s'enlisent.

C'est pourquoi les débats sur l'énergie locale, la capacité du réseau et la viabilité du développement revêtent une importance capitale. Il ne s'agit plus de questions secondaires. Elles sont désormais déterminantes pour savoir si une région peut attirer des investissements et générer de la croissance.

Le « zéro émission nette » entre dans la pratique

Un autre thème majeur abordé lors de l'UKREiiF a été le passage de l'ambition de la neutralité carbone à la confiance dans la mise en œuvre.

Ce message trouve un écho particulier dans les secteurs de la logistique, de l'industrie manufacturière et du développement industriel. L'objectif « zéro émission nette » n'est plus crédible s'il reste une simple ambition. Il doit se traduire en un plan d'action concret.

Pour les promoteurs et les propriétaires, cela implique de concevoir des sites en tenant compte de la manière dont les occupants fonctionneront à l'avenir. Les spécifications minimales ne suffisent plus si les futurs occupants ont besoin de modes de transport plus écologiques, d'une capacité électrique plus importante, d'infrastructures plus résilientes et d'un reporting carbone plus transparent.

Pour les opérateurs logistiques, cela peut impliquer de déterminer quels dépôts sont adaptés aux fourgons ou poids lourds électriques, à quels moments les véhicules peuvent se recharger, comment cela influe sur les itinéraires et quel est le coût global du cycle de vie au-delà du prix d'achat.

Pour les industriels, cela pourrait signifier comprendre comment l'énergie nécessaire aux processus, la résilience des sites, la production sur site et l'électrification future s'articulent entre elles.

 

Les collectivités locales et les structures intercommunales jouent un rôle essentiel

L'UKREiiF a démontré l'importance persistante des collectivités locales et des autorités intercommunales en tant que catalyseurs d'investissements.

Les projets d'investissement les plus prometteurs ne se limitent pas à de simples parcelles de terrain. Les collectivités locales et les structures intercommunales peuvent jouer un rôle déterminant. Elles peuvent transformer des opportunités de développement fragmentées en projets viables en clarifiant la gouvernance, l'aménagement du territoire, le calendrier de mise en place des infrastructures et la vision stratégique.

Le lancement par les West Midlands d’un fonds d’avenir de 3,8 milliards de livres sterling dans le cadre de l’UKREiiF illustre bien cette évolution. Ce fonds a pour objectif d’accélérer la revitalisation urbaine, la construction de logements abordables et la croissance économique, tout en s’appuyant sur le soutien du secteur public pour mobiliser davantage d’investissements privés.

Dans les secteurs de la logistique et de la fabrication, cela revêt une importance particulière, car bon nombre des obstacles à la mise en place d'une logistique « zéro émission nette » échappent au contrôle d'un seul occupant. La capacité du réseau électrique, l'aménagement du territoire local, l'accès aux autoroutes, le regroupement de terrains, la délocalisation des dépôts, les infrastructures de recharge, la production d'énergie renouvelable et les compétences requises nécessitent tous une coordination.

Le secteur privé peut investir, mais il a besoin de confiance. Les collectivités locales et les structures intercommunales peuvent contribuer à instaurer cette confiance en intégrant dès le départ, dans les discussions sur les investissements, les questions de préparation énergétique et de planification des infrastructures.

Le défi pratique : coordonner les décisions

Le risque est que trop de décisions soient encore prises de manière isolée.

Un promoteur immobilier peut concevoir un site avant que les besoins futurs en énergie et en emplacements de recharge pour véhicules ne soient connus. Un locataire peut choisir un emplacement avant que les besoins en matière de recharge n'aient été évalués. Une collectivité locale peut promouvoir des terrains à des fins d'investissement sans avoir quantifié la disponibilité en électricité. Une équipe financière peut remettre en question les dépenses d'investissement avant que le modèle de coût sur toute la durée de vie ne soit clairement établi.

Chaque décision peut paraître logique en soi. Le problème, c'est que la neutralité carbone dans la pratique ne fonctionne pas de manière isolée. Elle repose sur la coordination entre les infrastructures, l'énergie, les transports, le financement et les opérations.

C'est dans cette direction que le marché évolue. Les organisations qui réussiront seront celles qui prendront leurs décisions de manière concertée et plus en amont. Cela implique d'appréhender le site, les besoins énergétiques, les besoins en matière de transport, l'analyse de rentabilité et le plan de mise en œuvre comme un tout cohérent. Pour les occupants, cela réduit les risques opérationnels futurs. Pour les promoteurs, cela renforce la viabilité de l'investissement. Pour les collectivités locales, cela facilite la mise en œuvre d'une croissance verte.

 

De « Y a-t-il de la terre ? » à « Cet endroit est-il prêt ? »

Une façon pertinente de résumer le salon UKREiiF 2026 est de dire que les discussions sur l'investissement prennent une tournure plus concrète.

La question qui se posait autrefois était la suivante : y a-t-il de la terre ?

La question qui se pose désormais est la suivante : cet endroit est-il prêt ?

  • Prêt à répondre à la demande en électricité.
  • Prêt pour un transport respectueux de l'environnement.
  • Prêt pour l'automatisation.
  • Prêt pour la mise en place de l'infrastructure.
  • Prêts pour une transition vers le zéro net viable sur le plan commercial.
  • Pour les promoteurs immobiliers, cela offre la possibilité de se démarquer en misant sur la performance énergétique des sites.
  • Pour les occupants, cela rend nécessaire d'évaluer les risques liés aux infrastructures à un stade plus précoce du processus de choix d'implantation.

Pour les collectivités locales et les structures intercommunales, cela offre une occasion d'attirer des investissements en facilitant la mise en œuvre d'une croissance verte.

Dans les secteurs de la logistique et de la fabrication, cela ouvre la voie pour transformer la neutralité carbone d'un simple défi de conformité en un avantage opérationnel.

 

Le point de vue de VEV

L'UKREiiF a souligné que la prochaine étape vers la neutralité carbone ne pourra être franchie par la seule force de l'ambition. Elle dépendra de la capacité des organisations à traduire leurs intentions d'investissement en actions concrètes et opérationnelles.

Les organisations qui attendent que l'énergie devienne un facteur limitant se retrouveront contraintes de réagir face aux retards, aux coûts et aux compromis. Celles qui anticipent dès le départ seront mieux placées pour obtenir des investissements, préserver leurs performances opérationnelles et réaliser des progrès tangibles vers la neutralité carbone.

Chez VEV, nous pensons que c'est là que réside aujourd'hui la réalité du « zéro net » : non pas dans des engagements isolés en matière de développement durable, mais dans le travail minutieux visant à faire fonctionner de manière coordonnée les infrastructures, l'énergie, les transports, la finance et les opérations.

27 mai 2026

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  • « Avec VEV, nous avons trouvé un partenaire qui comprend véritablement à la fois la gestion de flottes et les marchés de l'énergie. »

    Tony Cockcroft

    Directeur de la gestion des actifs chez Stagecoach

  • « Notre implantation au Royaume-Uni avec notre première station de recharge à Immingham marque une étape importante pour Milence. VEV a joué un rôle central dans tous les aspects du projet, de la recherche d'un emplacement idéal à la planification, la conception et la construction, en passant par la gestion de la mise en service de notre station de recharge haut de gamme pour poids lourds. »

    Lars Minekus

    Responsable régional pour le Benelux et le Royaume-Uni

  • « VEV et RVS nous ont accompagnés, ainsi que nos chauffeurs, tout au long de la phase pilote, en répondant à nos questions et en résolvant rapidement les problèmes opérationnels et techniques. Ce projet s'est déroulé sans heurts et a été très bien mené. »

    George Roach

    Directeur de la performance et de la conformité, Serco

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