La transition de votre flotte de véhicules électriques (à travers les yeux de vos conducteurs)
Par George Hobbs, Chef de produit eMobilité, VEV
L'un des facteurs les plus négligés dans l'électrification des flottes est celui des conducteurs. Généralement, les opérateurs de flotte consacrent du temps à la recherche de types de véhicules, de logiciels et d'infrastructures, alors que les besoins des conducteurs peuvent être négligés.
Cependant, le retour d'information des conducteurs est non seulement essentiel à la mise en œuvre d'une stratégie en matière de véhicules électriques (VE), mais il l'est aussi à leur engagement. Lorsque vos conducteurs sont d'accord avec vos plans, vous constaterez moins de résistance au changement, ce qui facilitera la transition.
Examinons de plus près le processus de transition vers les VE du point de vue du conducteur :
Pourquoi faut-il planifier la formation des conducteurs ?
Je vois souvent des opérateurs de flotte commettre l'erreur de penser que la conduite d'un VE est la même que celle d'un véhicule à moteur à combustion interne. En réalité, les VE se conduisent différemment et, bien sûr, ils doivent être rechargés.
Certaines entreprises imposent trois heures de formation à la familiarisation avec les VE avant que les conducteurs ne puissent prendre la route. Et je sais que d'autres exigent également de leurs conducteurs qu'ils suivent une formation axée sur la conformité. Ainsi, pour garantir le succès des programmes de formation, les opérateurs de flotte doivent planifier à l'avance.
Si l'on considère que certaines flottes comptent trois conducteurs pour un véhicule, et que certaines grandes flottes comptent jusqu'à 30 000 conducteurs, les opérateurs doivent potentiellement prévoir 90 000 heures de formation pour 10 000 véhicules, sans que cela n'ait d'incidence sur les opérations.
Pour que tout se passe bien, les opérateurs doivent d'abord avoir accès à un nombre suffisant de VE et tenir compte des goulets d'étranglement potentiels dans l'approvisionnement en véhicules (des rapports suggèrent que les ressources pourraient être mises à rude épreuve au cours des prochaines années).
De plus, les opérateurs doivent se tenir au courant des dernières réglementations en matière de formation. Par exemple, le ministère des transports (DfT) a récemment supprimé la nécessité d'une formation supplémentaire de cinq heures pour les camionnettes électriques pesant jusqu'à 4,25 tonnes.
Dans l'ensemble, il s'agit d'une bonne nouvelle pour les exploitants de flottes qui peuvent désormais procéder plus rapidement à la transition de leurs flottes. Je sais que certains opérateurs retardaient la transition de leur flotte de fourgonnettes en raison de l'incertitude liée à la formation des conducteurs.
La nécessité d'un processus d'intégration solide
Pour vous assurer que vos conducteurs sont d'accord avec votre transition, ils doivent être informés de vos projets dès le début.
Les exploitants de flottes doivent communiquer leur stratégie à tous les conducteurs en interne, en expliquant les raisons de la transition et en donnant aux conducteurs la possibilité de poser des questions.
Il suffit d'un point de vue négatif pour faire échouer les plans de mise en œuvre. Je connais un gestionnaire de flotte en Europe qui a dû stocker ses véhicules parce que ses conducteurs n'acceptaient pas la transition. Cela ajoute de la complexité et des coûts supplémentaires à la transition, à la fois en raison de la gestion des actifs et de la mauvaise perception du public.
Il est donc important de tenir les conducteurs informés à chaque étape et de leur donner la possibilité de donner leur avis par le biais de portails d'enquête.
Les exploitants de flottes doivent également être en mesure de prendre le pouls numérique des conducteurs afin d'évaluer leur attitude à l'égard des véhicules une fois qu'ils sont sur la route. En analysant les données télématiques, les opérateurs peuvent déterminer le temps qu'il faut aux conducteurs pour se sentir à l'aise avec le véhicule, ce qui permet d'élaborer des plans de formation pour l'avenir.
Grâce à ces données, les opérateurs peuvent également localiser les conducteurs et les voitures par rapport aux points de charge afin d'avoir une vue d'ensemble de la progression du conducteur. Par exemple, si les données montrent que les conducteurs parcourent moins de kilomètres avec leur véhicule électrique, cela pourrait indiquer qu'il y a un problème, surtout si la charge de travail elle-même n'a pas changé.
De même, si les conducteurs laissent leur véhicule branché trop longtemps, il se peut qu'ils ne comprennent pas le programme de recharge du véhicule ou qu'ils empêchent d'autres véhicules d'utiliser ce chargeur
Réduire l'anxiété liée à l'autonomie
Les conducteurs doivent également savoir comment conduire efficacement les VE afin de maximiser l'autonomie du véhicule et de réduire l'angoisse de la panne sèche.
Pour citer mon collègue, Mike Brown, vice-président des produits chez VEV, "lorsqu'il est bien conduit, un véhicule électrique peut généralement augmenter son autonomie de 20 %, ce qui améliore l'efficacité opérationnelle et permet de réduire les coûts énergétiques".
Le programme "Ecodriving in EV" de l'Energy Saving Trust en est un bon exemple. Programme d'écoconduite pour les véhicules électriques. En 2017, 67 conducteurs ont reçu une formation sur une période de trois mois, ce qui a permis de réduire la consommation d'énergie de 16 % et d'augmenter l'autonomie du véhicule de 20 %.
De même, en 2021, l'entreprise de construction Willmott Dixon a formé ses conducteurs au freinage régénératif et a vu l'autonomie de ses VE augmenter de 20 %, avec une réduction de 20 % de la consommation d'énergie.
Optimiser les VE pour la sécurité des conducteurs
De même, l'optimisation des véhicules eux-mêmes peut améliorer l'efficacité et faire en sorte que les conducteurs se sentent plus en sécurité. Dans une interview accordée à Fleet News, Steve Winter, responsable de la flotte chez British Gas, a expliqué comment l'entreprise a collaboré avec l'université de Loughborough pour repenser les rayonnages à l'arrière de ses camionnettes afin d'améliorer la posture du conducteur et ses habitudes de levage.
Les camionnettes ont également été équipées d'appareils permettant de contrôler la tension artérielle et l'indice de masse corporelle (IMC) des conducteurs.
De telles initiatives peuvent donner aux conducteurs le sentiment qu'on s'occupe d'eux, et lorsqu'elles s'accompagnent d'une réduction des fumées et de la pollution sonore, leur bien-être général peut s'améliorer. Ils peuvent également être fiers de savoir que leur rôle contribue à l'objectif "Net Zero".
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